Publié par cocktailRH

Hip-hop Management, on l’a lu !

Tout est parti d’une blague. Car la première fois qu’on a entendu le terme Hip-hop management, on y est allé à coup de blagues sur le management par la cocaïne, les dents en or, et les femmes très intelligemment… dénudées.  Et puis au final on s’est quand même dit qu’il ne fallait pas mourir idiotes, et que quitte à se palucher un bouquin sur le management autant qu’il soit un peu fun. Alors voilà, quelques heures de lecture plus tard, on vous livre ce qu’on a retenu de " L’introduction au Hip-hop management” par Jean-Philippe Denis.

 

Paye ta révision des cours de Fac

Pour cette lecture, accrochez-vous car si vous pensiez que s’inspirer d’Eminem ou de Jay-Z voulait dire que vous alliez pouvoir esquiver Adam Smith, Michael Porter et autres matrices BCG, et bien vous vous trompiez ! Parce qu’au final nos stars du Hip-hop sont avant tout des businessmen, enfin ils SONT un business (oui, après mille et une références à la célèbre formule de Jay-Z “Not a businessman - A business, man”, vous la maîtriserez parfaitement !).

Mais on vous rassure, vu la clarté du propos, vous en ressortirez en vous disant que finalement ce n’est pas si compliqué. Peut-être même que vous aurez envie de ré-ouvrir un livre sur la théorie des organisations… non on déconne, quand même pas !

Du coup, on ne vous refera pas ici tout le raisonnement (il faudra lire le livre !), mais on vous fait part des 3 éléments qui nous ont marqué :

 

1 - “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”

Le scénario est simple : la réussite ce n’est pas le profit réalisé in fine, c’est le chemin. Partir de rien, se battre avec passion, toujours, chuter, et ne rien lâcher pour finir par accomplir quelque chose qui a du sens.

La beauté de la réussite, ce n’est pas d’avoir eu tout, tout de suite, tout cuit. On se dote donc d’un peu d’optimisme en s’inspirant de nos exemples du rap. En partant de rien, vous pouvez accomplir de grandes choses. Il n’y a plus qu’à.

Bref, entreprendre, c’est investir, prendre des risques. Manager, c’est faire en sorte que tout cela se réalise.

2 - Seul, on n’est rien

Déformation de RH, au fil du livre, on se demande quand même ou est l’humain dans tout ça. Pas d’inquiétude, on y vient. On retient l’exemple : Il ne suffit pas de mettre une raquette dans les mains de n’importe quelle personne pour qu’elle remporte Roland Garros. Évidemment ici, pas de recette de réussite, mais un focus sur l’exemplarité. L’American dream comme on dit.

 

3 - Attention à l’ego, la chute n’est pas loin

A force d’exemples d’entreprises qui ont chuté alors qu’elles étaient en plein essor, on retient quand même que s’endormir sur ses lauriers est le meilleur moyen pour se brûler les ailes. Alors innovez, sans cesse. Et puis se rappeler qu’avant d’être entrepreneur, manager, on est surtout… humain, et oui ! Et qu’au final on va tous finir par mourir (Après l’optimisme, un peu de réalisme quand même). Du coup, pour prendre des décisions stratégiques dans les hautes sphères, se délester du sentiment qu’on a quelque chose à perdre, c’est encore le meilleur moyen d’arbitrer. On vous met la citation pour notre plaisir

“Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart.” S. Jobs.

 

Ce qu’on en pense : Alors déjà, on a réussi à comprendre un livre de management (Enfin à le terminer, après la compréhension, ça reste subjectif hein), et du coup on a un sentiment de réussite. Yeah ! Ensuite on se rend compte que finalement nos cours de Fac nous ont servi à quelque chose, et ça, c’est aussi positif !

Mais plus sérieusement, si les détours scientifico-économico-managériaux rendent ce livre pas aussi facile à lire qu’un Maxime Chattam, on vous le recommande chaudement. Il nous éclaire sur nos organisations avec un style et un raisonnement tout à fait accessible, simple sans nous prendre pour des abrutis non plus !

 

Commenter cet article