Publié par cocktailRH

Ooops mon recruteur est un robot !

Que l’on soit du côté de l’entreprise, ou du côté du chômeur, on se rend bien compte qu’aujourd’hui, un florilège d’outils ne cessent de se développer, soit disant pour faciliter les recrutements.

Au final, entre les sites d’emploi, les réseaux sociaux, la cooptation, les applications mobiles, on ne sait plus où donner de la tête.

Alors, pour tous les RH qui ont déjà eu la chance d’avoir à embaucher, et pour toutes les personnes qui se sont retrouvées sur le marché du travail, voici les nouveaux  usages !

La question est : peut-on automatiser toutes les phases du recrutement ?

De nouveaux modes de publications d’annonces

Bien sûr, notre première pensée est toujours pour les jobboards plutôt classiques et connus de tous : Monster, APEC, Cadremploi, …

Mais de nouvelles plateformes sont utilisées pour le recrutement :

  • Les entreprises de plus en plus ingénieuses utilisent aussi… www.leboncoin.fr ! Il s’agirait du 2ème support de recrutement en France, et c’est gratuit pour les entreprises !

  • Des métamoteurs… c’est-à-dire des sites qui fouillent sur internet pour regrouper les annonces: indeed, jobijoba,…
  • Des jobboards qui se socialisent : on n’y trouve pas seulement des annonces de recrutement, mais aussi des publications, des actualités, des études,… : CadreO par exemple.

 

Peut-on  recruter tous les profils avec LinkedIn ?

Aujourd’hui on ne peut plus passer à côté des réseaux sociaux professionnels (on les appelle les RSP dans le milieu), pour être plus claire : LinkedIn, Viadeo.

Mais toutes les entreprises peuvent-elle recruter tous les profils via ? Quelles sont les clés du succès ?

1/ Avoir un volume de recrutement suffisant : parce que oui, recruter sur linkedIn, c’est cher !

2/ Savoir utiliser LinkedIn ! Et oui c’est un préalable, mais pour bien utiliser LinkedIn, il faut s’y connaître en sourcing. Outre la publication de l’annonce, il est intéressant d’aller y chercher des compétences particulières, d’approcher directement certains profils. Tous les RH ne sont pas des spécialistes des réseaux sociaux, alors avant de vous lancer la dedans, assurez vous que vos équipes ont les compétences pour le mettre en place !

3/ Utiliser les RSP pour des niveaux de postes particuliers : Vous ne trouverez pas vos futurs cadres dirigeants du CAC 40 sur linkedIn, c’est une évidence. Mais de la même façon, pour les postes à faible qualification (des serveurs par exemple), il y a peu de chances que vous trouviez votre bonheur. 

Mais alors quels postes je recrute sur LinkedIn ? Ce sera plutôt des experts techniques, des managers, ou des professions transverses (communication, marketing, RH,…)

 

Des candidats de plus en plus innovants !

En cette période au taux de chômage élevé, les candidats font de plus en plus preuve d’inventivité dans leur présentation ! Nous avons tous vu l’apparition de CV sous formes originales (bouteille de vin, boite de conserve,…) mais on trouve aussi de nouvelles formes de présentations online :

Doyoubuzz : à chacun son mini site internet pour se présenter .

vizualize.me : se présenter en une infographie via ses informations Linkedin (il est partout celui-là !).

CV vidéo sur facealemploi !

La machine ne remplace pas l’humain !

Même si l’on entend beaucoup parler du big data et de la prédictivité, aujourd’hui, on en est encore aux balbutiements. On nous promet des algorithmes permettant de faire mieux que l’humain, car plus objectif. Mais le recrutement, ce n’est pas seulement trouver des compétences qui vont matcher avec le poste à pourvoir.

La machine ne peut pas identifier les motivations profondes de chacun, ou encore parier sur un potentiel. On prendra l’exemple de certaines structures pour qui l’état d’esprit est aussi important que les compétences, il faut qu’il y ait « du feeling » comme on dit.

Ce que nous en pensons : Utiliser les outils technologiques pour son recrutement c’est essentiel, il faut être dans l’air du temps (en avance sur son temps même), mais il ne faut pas en oublier les aspects humains. La clé du succès c’est donc l’articulation entre le réel et le virtuel.

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