Publié par cocktailRH

présentéisme

présentéisme

Il est 17h, nous sommes en plein mois d’aout, dans un Paris désert ou l’activité économique est au plus bas. N’ayant pas beaucoup de travail, nous avons décidé de profiter des quelques rayons de soleil parisiens pour déguster des cocktails entre amis.

Nos amis arrivent au compte-goutte, et nous nous interrogeons : serait-il possible que certains aient une charge de travail telle qu’ils ne peuvent pas finir avant 21h ?

Arrêtez de culpabiliser tout de suite, si vous aussi, une fois que vous avez fini votre travail de la journée, vous avez quitté le boulot à 16h30. Malheureusement comme la plupart d’entre nous, il y a de fortes chances que vous n’ayez pas osé partir si tôt, voici quelques explications :

Rester tard pour  prouver qu’on bosse

Soraya nous raconte :

« Nous avons une alternante dans le service, très compétente, dynamique, pro active, le top ! Elle est super efficace, et termine toujours sa journée à 17h30, qui est l’horaire prévu dans son contrat et dans notre règlement intérieur.

Le problème ? Sa chef lui a fait remarquer que si elle souhaite obtenir un job à la fin de son apprentissage, il serait temps qu’elle prouve son implication et qu’elle arrête de partir à 17h30 … ce n’est pas très sérieux tout de même

Sa réponse ? l’alternante ne s’est pas démontée, elle lui a très calmement expliqué qu’elle adorait son boulot, mais qu’elle aimait aussi pouvoir faire du sport en rentrant le soir, aller au cinéma, ou encore voir des amis, et qu’elle n’avait pas l’intention de rester jusqu’à 20h juste pour les apparences. »

Ce que nous en pensons : Combien d’entre nous se sont déjà entendu dire « Bon après-midi » quand on quitte le travail à 18h ? C’est un réflexe typiquement français, rester tard ne prouve en rien que vous êtes plus impliqués ou plus compétents que les autres. Soit votre charge de travail est vraiment trop élevée, et vous devriez en référer à votre manager, soit, soyons clairs, vous êtes mal organisés !

Venir travailler avec 40 de fièvre, pour prouver qu’on est impliqué

Rémi nous rejoint et nous fait part de sa vie de bureau avec François : « il est arrivé hier, complètement malade, avec de la fièvre et tous les symptômes d’une bonne grippe (oui oui même en août ça arrive), il n’a pas travaillé de la journée trop occupé à tousser, renifler et autres joies pour ses collègues ! Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas resté chez lui, devinez ce qu’il m’a répondu ? Qu’il était venu pour montrer à son boss que même malade, il vient travailler ! »

Le problème ? Se montrer impliquer dans son boulot, c’est bien, mais à ce point ça ne peut que le desservir. 

Ce que nous en pensons : le manager n’a aucun intérêt à  récompenser quelqu'un qui ne fait rien,  car il enlève tout sens à l'action de ceux qui travaillent vraiment ! Si un de vos salariés vient travailler en étant aussi malade, renvoyez le chez lui, il sera bien plus efficace une fois guéri !

 

L’interprétation du présentéisme

Tous ces comportements, quelque peu franco-français, peuvent être sujets à diverses interprétations, en voici quelques exemples :

  • Un salarié qui reste tard peut être vu comme étant lent et mal organisé 
  • Le présentéisme….. mène à l’absentéisme, selon une étude du National Institute for Working Life, en Suède (étude à télécharger plus bas), car les salariés présentistes sont plus souvent sujets aux maladies de longue durée…
  • Dans les pays nordiques, rester après 18h est révélateur d’un manque d’équilibre… on vous dira que vous négligez votre couple ou vos enfants et que ce n’est pas très sain même pour l’entreprise.

Et n’oubliez pas, dans la vie comme au travail,  personne n’est irremplaçable !

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